À Sainte-Marie, en Martinique, la Distillerie Saint-James produit du rhum agricole depuis un site qui assure toutes les étapes, du broyage de la canne au conditionnement. Opérée par la société Rhums Martiniquais Saint James, elle élabore l’ensemble de ses rhums sous l’AOC Martinique, à partir de pur jus de canne fraîchement pressé, appelé vesou. La fermentation dure 24 à 36 heures avant une distillation continue dans des colonnes créoles en cuivre.
Son histoire remonte à 1765, à Saint-Pierre, et passe par Paulin Lambert, dépositaire de la marque en 1882 et créateur de la bouteille carrée pensée pour le transport maritime. Transférée à Sainte-Marie en 1973-1974, la production comprend aujourd’hui des rhums blancs, élevés sous bois, vieux et très vieux, ainsi que des références biologiques et des rhums arrangés. Les élevages en foudres ou en fûts de chêne permettent d’aborder la gamme par plusieurs styles et niveaux de maturation.
Le site actuel de la Distillerie Saint-James se trouve à Sainte-Marie, sur la côte atlantique au nord-est de la Martinique. Opéré par la société Rhums Martiniquais Saint James, il réunit les opérations nécessaires à l’élaboration des rhums : réception et broyage de la canne, fermentation du vesou, distillation, élevage, assemblage et conditionnement. Cette organisation distingue clairement la distillerie de la marque commerciale : les rhums sont produits sur ce site martiniquais.
La production relève de l’AOC Martinique. Elle repose sur du pur jus de canne à sucre fraîchement pressé, issu des 300 hectares de plantations du domaine de Sainte-Marie et de planteurs locaux partenaires. La récolte s’étend de février à juin, dans le respect des exigences de l’appellation.
L’histoire commence en 1765 à Saint-Pierre, sur l’habitation Trou-Vaillant, sous l’impulsion du père Edmond Lefébure, supérieur des Frères de la Charité. La distillerie est alors destinée à financer l’hôpital militaire de Saint-Pierre. Le nom Saint-James est choisi pour faciliter les ventes vers les colonies anglaises d’Amérique du Nord, dans un contexte où l’exportation du tafia et de la guildive vers la France métropolitaine est interdite depuis l’édit royal de janvier 1713.
Le négociant marseillais Paulin Lambert reprend et développe la maison à partir de 1882. Il dépose la marque Saint James ainsi que l’étiquette au caïman, puis introduit en 1884-1885 la bouteille à base carrée : ses faces régulières optimisent l’espace dans les cales des navires et limitent la casse pendant le transport maritime.
Après l’éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902, la distillerie de Saint-Pierre, installée dans une ravine encaissée, est en partie épargnée et reprend son activité trois ans plus tard. La production est finalement regroupée à Sainte-Marie après l’acquisition par Cointreau en 1973. Depuis le 14 juillet 2003, Rhums Martiniquais Saint-James appartient au groupe La Martiniquaise.
La canne est broyée afin d’en extraire le vesou, qui fermente ensuite en cuves pendant 24 à 36 heures. Des levures sélectionnées sont employées, sans ajout de sucre ni d’édulcorant, conformément au cahier des charges de l’AOC Martinique. Le jus fermenté est ensuite conduit vers une distillation continue.
Cette étape est réalisée dans des colonnes créoles traditionnelles en cuivre, équipées de plateaux perforés. Le rhum coule en sortie de colonne entre 65° et 75°, avant les opérations d’élevage ou d’assemblage adaptées à chaque référence. La capacité globale du site atteint environ 3 millions de litres d’alcool pur par an.
Un alambic à repasse en cuivre intervient ponctuellement pour des cuvées spécifiques, notamment Cœur de Chauffe. Cette référence permet d’aborder une autre expression du travail de distillation, sans généraliser ce procédé à l’ensemble de la gamme.
Les rhums paille, ambrés ou élevés sous bois passent de 12 à 24 mois dans de grands foudres de chêne. Les rhums vieux et très vieux poursuivent leur maturation en climat tropical dans de petits fûts de chêne, principalement d’anciens fûts de Bourbon de moins de 650 litres, mais aussi dans des fûts de Cognac ou d’Armagnac.
Les catégories d’âge correspondent à des durées minimales précises : trois ans pour un VO, quatre ans pour un VSOP et six ans pour un XO. La maison propose aussi des cuvées portant un âge de 12 ou 15 ans, des millésimes et des bruts de fût, dont la collection Les Éphémères. Les assemblages et le conditionnement sont réalisés sur le site de Sainte-Marie.
Pour une première approche du rhum agricole martiniquais, le rhum blanc agricole 50° met directement en avant la matière première et le travail des colonnes créoles. Si vous cherchez une référence liée à une étape particulière de production, Cœur de Chauffe s’appuie sur l’utilisation ponctuelle de l’alambic à repasse. Le Brut de colonne Bio permet quant à lui d’explorer la gamme biologique de la maison.
Pour aller vers l’élevage, un VO, un VSOP ou un XO offre trois seuils de maturation clairement définis, tandis que la Cuvée 1765 et les cuvées millésimées prolongent la lecture historique de Saint-James. Nous aimons cette gamme parce qu’elle permet de comparer le rhum blanc, le bois et l’âge sans perdre le fil de la production réalisée à Sainte-Marie.
Expédition Monde entier 🌎 sur devis personnalisé
Nous avons à cœur de protéger vos commandes avec le plus grand soin. Chaque colis est expédié dans des cartons renforcés homologués, à quadruple cannelure, spécialement conçus pour garantir une sécurité optimale à vos bouteilles, même les plus fragiles. Grâce à des intercalaires individuelles et une conception robuste, vos bouteilles voyagent en toute sérénité, quel que soit le transporteur.